INTERPRÉTATION DES RÊVES et ÉVEIL SPIRITUEL

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ACTION/KARMA

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1 ACTION/KARMA le Sam 05 Jan 2013, 22:50

De Bodhiyuga,



Action (Karma, action duelle, action karmique, action juste, vibration, prière)

L’action (karma en sanskrit) est de nature masculine-Yang. Elle comprend l’ensemble des attitudes, comportements, pensées, paroles, autrement dit toutes vibrations par lesquelles la volonté (ou intention) se détermine à quelque chose. Lorsque cette action émane de la Volonté divine (ou Volonté supérieure), l'action est "juste". L'Action juste place l’être humain dans la Voie dite de l'Invariable milieu chère aux bouddhistes. Elle est aussi l’action non-agissante (Wu-Wei-Wu) des taoïstes. Dans cette voie médiane, les instruments de création que sont les impulsions magnétiques d’attraction et de répulsion de l’Égo servent parfaitement l’Intelligence du Cœur. L’Action juste fait de l’être humain un créateur au service du Créateur, incarnant la Lumière christique. Etant "juste", cette action est fondamentalement désintéressée. Le karma qu’elle génère est neutre et par conséquent non-aliénant. Au contraire, lorsque l’action est motivée par une volonté émanant de la nature inférieure, elle est perpétrée par un "moi" qui se sent séparé du Tout et qui agit pour défendre ses propres intérêts. Agissant dans une logique d’intéressement personnel, l’individu va s’attacher au résultat de ses actions, et cela aura pour conséquence de l’enchaîner davantage à son karma qu’il renforce à chaque fois qu’il s’identifie à cette dynamique intérieure. L’action appartient alors à la dualité du "bien" et du "mal". Faire le "bien" engendre du karma positif alors que faire le "mal" engendre du karma négatif. Dans un cas comme dans l’autre, l’action ne s’inscrit pas dans l’Ordre naturel des choses (ou Plan Divin). En effet, ce qui est "bien" et ce qui est "mal" est déterminé par la morale. Celle-ci est absolument sans rapport avec l’Ordre naturel des choses qui est amoral et juste, au même titre que l’action qui lui permet de se manifester jusque dans le monde physique. Du moment où l’individu agit selon des principes moraux en faisant le "bien" (ou en faisant le "mal" en agissant non conformément à ces mêmes principes), il se coupe de l’Intelligence du Cœur qui lui dicte l’Action juste. Pour aller dans le sens du consensus universel, de la sacro-sainte morale et des attentes de l’autre, il va réprimer ce qu’il aurait vraiment souhaité pouvoir accomplir en son cœur. Cette répression de certaines facettes qui auraient voulues s’exprimer aura pour effet de brimer la Lumière. Puisqu’ils sont déterminés par la morale, il est impossible que le "bien" et le "mal" conduisent à l’Action juste. Ils appartiennent à la dualité, alors que l’Action juste participe de l’Unité de la Lumière. Ainsi, celui qui agit dans le respect de la morale en vigueur au sein de son système de croyance (dont font partie les religions bien évidemment) reste enfermé dans la dualité et s’enchaîne à son karma. Il ne faut pas imaginer que la morale doit être combattue, mais prendre conscience qu’elle n’est pas en mesure de fournir une indication de ce qu’il est "juste" de faire conformément au Plan divin. En effet, même s’il a l’impression de faire le "bien", l’individu peut s’éloigne de sa Lumière et renforcer par conséquent l’emprise de sa nature inférieure. Cela peut être observé chez ceux qui font de la poursuite du "bien" le noble idéal de leur vie. Pour correspondre à l’image qu’ils se font de quelqu’un qui agit pour le "bien" (et par conséquent contre le "mal"), ils vont réprimer et refouler toutes les facettes d’eux-mêmes qui expriment des besoins allant à l’encontre des principes moraux qu’ils souhaitent incarner. De plus, étant coupés de leur propre Lumière nourricière, leurs actions seront motivées par la compensation du manque qu’ils éprouvent en eux-mêmes, manque provenant de l’impression d’être séparé de l’Amour-Force. Faire le "bien", autrement dit satisfaire aux exigences de la morale, sera pour eux le moyen d’obtenir l’Amour manquant du monde extérieur, sous la forme de la reconnaissance, de l’approbation ou de l’acceptation. En cherchant à obtenir compensation du monde extérieur, leurs actions seront forcément intéressées. Dans cette dynamique, celui qui œuvre pour le "bien" le fera pour se donner bonne conscience, pour être respecté, pour être aimé, pour se libérer de la culpabilité ou de la notion de "pêcheur", etc. Celui qui agit selon un idéal moral a bien souvent peur du châtiment d’une force supérieure s’il venait échouer dans sa quête de la perfection que cet idéal représente. La peur ressentie étant une conséquence de l’illusion d’être séparé de l’Amour-Force (et de Dieu par conséquent[1]), elle ne peut provenir que de la nature inférieure, au même titre que les intentions qui permettent de lui échapper (ne dit-on pas que "l’enfer est pavé de bonnes intentions" ?). Tant qu’il appartient à la sphère de la dualité, le "bien" fait en réalité le jeu de l’ombre, et s’oppose par conséquent au rayonnement de la Lumière. N’est-ce pas un drôle de paradoxe que le "mal" et le "bien" soient dans une logique d’opposition tout en servant le même maître ?

L’ombre doit "diviser pour mieux régner"… C’est son credo ! Ainsi, ceux qui partent en croisade contre le "mal" au nom du "bien" ne font en réalité que renforcer ce qu’ils combattent[2]. Gageons qu’ils se garderaient bien d’agir dans ce sens s’ils avaient vraiment conscience des énergies qu’ils nourrissent en vérité. La Lumière ainsi que les actions qui lui permettent d’orienter son potentiel de création au sein du Créé ne sont donc pas "bonnes", mais justes et amorales.

Pour résumer, il y a donc deux types d’actions. L’action qui est déterminée par la Volonté divine et qui participe à l’application du Plan divin, et l’action qui est déterminée par la volonté inférieure et qui s’oppose à ce dernier. Il y a l’Action juste désintéressée, et l’action duelle intéressée. C’est donc bien la motivation qui se cache derrière l’acte de créer, autrement dit l’intention (ou la volonté), qui détermine la nature même de l’action et de ses conséquences au sein du Créé. Dans la quête spirituelle, c’est sur cette impulsion créatrice qui précède toute action que l’attention doit être portée. Un examen de conscience sincère doit être fait pour identifier la nature même des énergies qui tentent de vous faire agir, afin de les maîtriser si elles émanent de la nature inférieure. Etant donné qu’il n’est pas possible de savoir mentalement ce qu’il est "juste" de faire, l’examen de conscience[3] doit simplement permettre d’agir en étant en accord profond avec soi-même. Vous pouvez alors entrer dans l’action dans le bon positionnement intérieur qui est celui des cinq conditions de la perfection spirituelle.




(1) Raison pour laquelle la croyance en un Dieu extérieur qui juge et qui punit a été véhiculée et entretenue pendant des siècles par certaines religions perverties, dont le but non avoué était de "tenir" les fidèles par la peur pour mieux les manipuler, renforçant ainsi l’influence de l’ombre sur le Créé. Au même titre que l’obscurantisme, cela est une conséquence de la traversée de l’Âge noir de l’Humanité (le Kali Yuga).

[2] L’éminent psychanalyste suisse Carl Gustav Jung défendait cette idée lorsqu’il affirmait que "ce contre quoi on s’oppose résiste…".

[3] Cet examen de conscience ne se réfère pas à la morale, mais au "bon sens" le plus élémentaire.

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